L’attitude du psy face au patient

Je pars déjà du principe que chaque individu, par définition, est unique ! Un psychologue s’adapte à son patient, enfant, adolescents, adultes ou couple  ou encore familles qui se tiennent en face de lui et attendent de l’aide !

1/ Les adultes

            a/ individuel

Les consultations commencent toujours par une présentation de ma façon d’opérer : transparence réciproque, simplicité, spontanéité !

En général, les entretiens sont de types  conversationnels, de manière à rendre l’échange naturel et banal, avec association d’idées et interactivité

 

Je peux utiliser en fonction des patients différentes techniques :

- la relaxation musculaire ou par training autogène plus basé sur les sensation et la visualisation ; le plus souvent je fais une mixture  puis m’adapte à ce qui vous convient!

-la conscience augmentée se rapprochant de l’hypnose,  permettant  un relâchement des défenses conscientes et une meilleure libération émotionnelle

-la résolution de problème : partant d’un dilemme précis ensemble on établit la liste des solutions de la plus farfelue à la plus pragmatiques et les évaluons ensemble avant de la concrétiser

-la restructuration cognitive : il s’agit de se faire l’avocat de nos pensées automatiques  pour avoir une vision objective et posée ;  une prise de distance avec vos pensées néfastes  intégrées comme paroles d’évangiles !

-l’affirmation de soi : devenir assertif ; le MR Propre ; respectant le droit des autres  tout en ne se laissant pas marcher sur les pieds ; via des jeux de rôle  des situations problématiques

-confiance en soi : le dur face à face à soi même, dur car sans le socialement correct qui nous amène à voir QUE nos défauts…vous me détesterez car je vous mettrai face AUSSI à vos qualités !

 

Quelle que soit la technique, la toile de fond reste l’empathie, la compréhension et la bienveillance pour amener à des remaniements du rapport au monde automatique qui peut être erroné. Et le patient reste toujours décisionnaire !

 

Des techniques plus spécifiques pour les programmes thérapeutiques de l’angoisse /dépressions/ TOC existent mais reposent sur ce  principe de base

 

            b/ couple

 

La thérapie de couple consiste  en la mise à jour des dysfonctionnements dans la dynamique  relationnelle. Le thérapeute, en tiers médiateur, fluidifie la communication entre les deux personnes  et souligner les écueils classiques qui parasitent la relation.  Il s’agit donc d’identifier les attentes, les implicites, les non dits et de les travailler ensemble dans une collaboration constructive.

 

2/ L’enfant

 

La particularité de l’enfant demeure dans un rapport au langage et aux émotions plus flou que l’adulte. Un entretien conversationnel est souvent pauvre, d’autant plus si l’enfant est « défensif », c’est à dire ayant peur de révéler certains affects. On utilise alors la médiation par le jeu, les histoire, le dessin .

Pour la relaxation, ne vous étonnez pas si je lui demande son héros préféré et lui demande d’imaginer comment celui ci réagirait dans la situation qui lui pose problème !!!! La reine des neiges chez les petites filles à  la cote en ce moment, mais un chien ou une figure de force fera l’affaire, de toutes façons, c’est l’enfant qui décidera !

Dans les cas de conflit parental, la confrontation directe est néfaste, l’enfant étant pris dans un conflit de loyauté choisir entre papa et maman, (même si vous lui avez expliqué mille fois que non). Un enfant est d’une extrême malléabilité et à chaque intervenant, il  peut réagir différemment. D’où l’importance de lui signifier son droit d’expression,  le secret professionnel qui me lie à lui et de ne jamais utiliser des questions fermées de type oui ou non.

 

Mais si le jeu ; les contes et autres médiations sont souvent utilisées pour aider l’enfant à s’exprimer en détournant ses défenses, ma politique reste comme pour l’adulte le franc parler ….laisser la place à l’imaginaire c’est céder le terrain aux scénarios catastrophes !  Donc même politique que l’adulte avec utilisation des « héros » pour faire face aux peurs, avec un langage adapté et toujours en accord avec les parents

 

ATTENTION : par soucis d’un bonne alliance thérapeutique c’est à dire une relation de confiance, l’enfant a son jardin secret  et ce qui est restitué aux parents est convenu avec lui, sauf si cas d’urgence !

 

3/ L’adolescent

 

La prise en charge est quasi semblable à celle des adultes, prenant en compte la spécificité de cette période d’entre deux âges, ce no man’s land dans lequel l’identité a des fois bien du mal à se construire sereinement. Il va s’agir d’aider l’adolescent dans cette ambivalence entre besoin parentale et quête d’indépendance.